Points clés à retenir
- Les cofondateurs de CoinDCX ont été arrêtés par la police de Thane le 22 mars.
- L’allégation de fraude de 85 000 $ découle d’une plainte, mais CoinDCX la qualifie de complot d’usurpateurs utilisant de faux sites Web.
- L’application de la cryptographie en Inde reste inégale, en fonction de la PMLA et des lois pénales générales, exposant les échanges conformes à des risques d’usurpation d’identité.
Dans une tournure dramatique des événements, les cofondateurs de CoinDCX, le plus grand échange crypto du pays, ont été arrêtés.
Sumit Gupta et Neeraj Khandelwal, les deux co-fondateurs qui ont construit CoinDCX, étaient arrêté par la police de Thane ce week-end.
Ce qui rend l’arrestation des fondateurs de CoinDCX particulièrement surprenante, c’est l’affirmation ferme de la société selon laquelle toute l’affaire provient d’imitateurs sophistiqués et non d’actes répréhensibles de la part de la bourse elle-même.
Sommaire
L’arnaque présumée de 85 000 $
Les allégations au cœur du centre d’arrestation des fondateurs de CoinDCX concernent une fraude signalée de 71,6 lakh ₹ (environ 85 000 $).
Le plaignant, un conseiller en assurance de 42 ans, affirme avoir été attiré entre août 2025 et février 2026 par des promesses de rendements élevés sur les investissements en crypto-monnaie et des « opportunités de franchise » exclusives liées à CoinDCX.
Selon le FIR, les accusés, y compris les fondateurs nommés, auraient assuré les approbations réglementaires et des paiements lucratifs. La victime aurait transféré des fonds en espèces et par dépôts bancaires vers des comptes tiers. Lorsqu’aucun retour ne s’est produit et que les droits de franchise promis n’étaient pas apparus, les parties seraient devenues introuvables.
À première vue, ces allégations dressent un tableau d’une fraude classique en matière d’investissement. Cependant, la bourse a catégoriquement nié toute implication, qualifiant le FIR de « faux » et faisant partie d’un complot plus vaste.
Dans un communiqué officiel, CoinDCX a déclaré :
« Le FIR déposé contre nos co-fondateurs est faux et déposé comme un complot contre CoinDCX par des imitateurs se faisant passer pour les fondateurs de CoinDCX et trompant le grand public. »
La société a révélé avoir signalé plus de 1 212 faux sites Web usurpant l’identité de coindcx.com entre avril 2024 et janvier 2026. Les fraudeurs auraient créé des sites similaires, usurpé l’identité des fondateurs et détourné des fonds vers des comptes sans rapport.
CoinDCX a souligné que l’ensemble du complot prétend faussement que les fonds ont été transférés en espèces vers des comptes tiers sans rapport avec CoinDCX.
La bourse a publié des avertissements publics sur son site Web et sur les réseaux sociaux, a condamné l’incidence croissante de l’usurpation d’identité de marque dans l’espace financier numérique indien et a réitéré sa pleine coopération avec les autorités.
L’élément surprenant ici est le fait qu’aucune preuve ne relie les transactions aux plateformes, portefeuilles ou opérations officiels de CoinDCX, pointant plutôt vers des escrocs externes exploitant la popularité de la marque.
La détention
L’arrestation des fondateurs de CoinDCX a eu lieu le samedi 22 mars. La police de Thane a appréhendé Sumit Gupta et Neeraj Khandelwal de Bengaluru, où ils seraient basés pour des opérations commerciales.
Le duo a été rapidement présenté devant un tribunal de vacances à Thane ce week-end. Le tribunal a placé les deux cofondateurs en garde à vue jusqu’au lundi 23 mars.
Au début du 23 mars, les fondateurs étaient toujours en détention tandis que l’enquête se poursuivait. Cette détention provisoire donne aux autorités le temps de les interroger, de rassembler des preuves et éventuellement d’élargir l’enquête.
La police a invoqué les dispositions de la Bharatiya Nyaya Sanhita (BNS) pour abus de confiance et tricherie.
L’arrestation faisait suite à un premier rapport d’information (FIR) nommant six personnes, dont les deux promoteurs. CoinDCX a confirmé qu’il coopérait pleinement avec les forces de l’ordre tout en affirmant son innocence dans toute fraude réelle.
Cette détention de courte durée, limitée à une garde à vue en attendant la suite de la procédure judiciaire, met en évidence le caractère proactif mais parfois brutal des actions de la police locale dans les plaintes financières.
Aucun détail immédiat sur la libération sous caution n’a été révélé et l’affaire reste sous surveillance active.
Les règles fragiles d’application de la cryptographie en Inde
L’arrestation des fondateurs de CoinDCX met en évidence le paysage évolutif mais fragile de l’application des crypto-monnaies en Inde.
Bien que les actifs numériques virtuels (VDA) soient légaux, le régime réglementaire s’appuie fortement sur les modifications de 2023 de la loi sur la prévention du blanchiment d’argent (PMLA) plutôt que sur une loi dédiée aux licences.
Tous les échanges crypto doivent s’enregistrer en tant qu’entités déclarantes auprès de la Financial Intelligence Unit-India (FIU-IND), mettre en œuvre des normes strictes KYC/AML, conserver des enregistrements pendant cinq ans et déposer des déclarations de transactions suspectes.
Mises à jour récentes, y compris les lignes directrices LAB/CFT de janvier 2026 renforcent ces obligations avec des sanctions en cas de non-respect, notamment amendes quotidiennes proposées dans les discussions sur le budget 2026-2027.
L’application des règles a été agressive : la CRF-IND a émis des avis de justification et bloqué l’accès à des plateformes mondiales non conformes comme Binance, KuCoin et d’autres.
La Direction de l’application des lois (ED) intervient fréquemment pour enquêter sur les aspects du blanchiment d’argent dans les fraudes importantes. Pourtant, les critiques affirment que le cadre reste disparate et réactif.
L’arrestation des fondateurs de CoinDCX sert d’avertissement. Il rappelle aux investisseurs de revérifier les URL, d’éviter les offres de franchise non sollicitées et de s’en tenir aux échanges vérifiés.
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